Si nous regardons, dans notre dernier projet, les espaces du « dormir » dessinés (comme il est souhaitable) au plus près des désirs de chacun.e, nous constatons une étonnante diversité :
Le lit haut proche du lit placard ou de la disposition en cabine de bateau,
La chambre minuscule où les murs vous contiennent de près, le matelas bas occupant une large partie du plancher,
La délimitation légère par une cloison-paravent toute porte éliminée,
La chambre courante,
Le choix d’une fermeture légère par un simple rideau,
jusqu’à :
L’espace complètement ouvert permettant des emplacements variés.
La demande réfléchie ne se concentre pas sur la « chambre type » avec sa porte, sa fenêtre, son lit, ses deux tables de nuit, ses deux appliques, son armoire et même son miroir en pied !
La demande est joyeusement diverse et explose l’uniformisation technocratique. Finalement, pour ce projet de 11 logis, aucune demande ne se répète…et si vous ajoutez à cette diversité les variations d’orientations, l’attention aux vues extérieures, le choix et le positionnement du type des fenêtres, l’implantation de quelques rangements… alors vous avez une idée plus complète de la diversité vivante en action.
Nous nous disons qu’elle pourrait bien se prolonger avec des couchages qui migrent l’été sous la tonnelle d’une terrasse ou se glissent sous les frondaisons d’un chêne-vert dans le bruissement d’une tendre brise.
Nous accueillons cette diversité. Elle permet l’expression des orientations particulières de l’intime et, par là même, favorise la liberté de penser…
Eté 2020
Yves Perret